Une passionnée de La Vie

Je souhaite vous transmettre mes expériences et apprentissages pour vous révéler à votre nature profonde.

 

Je grandis au bord du canal de l’Ourcq en Seine-et-Marne, et déjà, très tôt, j’ai le sentiment que le monde ne se limite pas à ce que l’on voit.

Il y a quelque chose de plus vaste, de plus subtil, qui circule derrière les formes. Je passe des heures à marcher le long de ce canal, parfois très loin, comme attirée par le mouvement de l’eau qui semble apaiser un trop-plein intérieur que je ne sais pas encore nommer.

C’est comme si marcher me permettait de respirer à l’intérieur de moi-même.

Dans la cour de mes parents, il y a un mur de pierre. Je grimpe dessus souvent pour voir le canal et la vie qui se déploit. Ce mur devient un endroit particulier : ni dedans, ni dehors. Depuis là-haut, je regarde. Je regarde les gens, les attitudes, les silences entre les paroles.

Je ne comprends pas encore, mais je ressens déjà profondément. Le monde humain m’apparaît complexe, parfois beau, parfois incompréhensible.

Juste à côté, il y a un noisetier. Et depuis ce mur, j’ai exactement la bonne hauteur pour attraper les noisettes. Je les mange directement, sans transformation, dans un lien simple, brut, presque instinctif avec la nature.

Aujourd’hui encore, je sens que ce geste dit quelque chose d’essentiel : un rapport direct au vivant, sans distance, sans filtre.

On dit de moi que je suis hyperactive. Mais à l’intérieur, ce n’est pas du “trop plein de mouvement” vide. C’est une intensité de perception. Tout entre. Tout traverse. Les émotions des autres, les ambiances, les tensions invisibles. Comme si mon système captait ce que les mots ne disent pas.

Alors la nature devient un refuge. Un endroit où tout se dépose.

 

Dans la propriété familiale de mon amie d’enfance, un élevage de Bergers Allemands niché au cœur de la forêt, il y avait un vieux chêne. Je m’y réfugiais souvent. Cet arbre ne disait rien, et pourtant il soutenait tout. Il contenait une forme de présence silencieuse qui venait apaiser quelque chose en moi, comme s’il savait accueillir ce que je ne savais pas encore déposer ailleurs.

Et puis il y avait cette ânesse. Avec elle, tout devenait simple, évident, sans effort. Il n’y avait ni rôle, ni masque, ni attente. Juste une présence pleinement là, dans l’instant. Je partais parfois en balade sur son dos, sans véritable dressage, simplement guidée par un licol et une longe faisant office de rênes. Et pourtant, quelque chose circulait entre nous. Une compréhension silencieuse, instinctive, presque naturelle.

C’est peut-être là, dans cette simplicité absolue du lien, que j’ai entrevu pour la première fois ce que pouvait être une relation sans tension.

Très tôt, une question s’impose à moi, presque comme un fil intérieur : qu’est-ce qu’il y avait avant la vie, et qu’est-ce qu’il y a après ? Avec une amie d’enfance, Alexandra, nous passons du temps à décoder les rêves, à faire des expériences étranges.  Comme si déjà, nous cherchions à comprendre ce qui se cache derrière la réalité visible.

Puis le corps prend toute la place.

Je me mets à bouger énormément. VTT, course, sport-études. Le mouvement devient une manière de réguler ce que je ressens sans pouvoir encore le comprendre. Quand c’est trop à l’intérieur, je cours. Quand c’est trop dense, je bouge. Le corps devient un langage silencieux.

Après le BAFA puis un BTS, je travaille auprès d’enfants. Et là, quelque chose se révèle clairement : je ressens les personnes. Les enfants surtout. Je perçois leurs émotions, leurs besoins, parfois même ce qu’ils ne disent pas. Sans le savoir encore, je commence à lire l’humain autrement que par les mots.

C’est aussi là que naît une envie très forte : être utile, être présente, accompagner, comprendre. Mais cette envie est traversée par quelque chose de plus ancien, plus inconscient : une sensibilité à l’injustice, un besoin profond de réparer, de faire sens.

C’est dans ce mélange que je passe le concours de la Police Nationale. Il y a là une volonté forte : agir, protéger, être dans le concret du monde.

J’y travaille pendant huit ans.

Au début, je tiens. Je m’adapte. Je me sur-adapte. Je fais ce qu’il faut. Mais avec le temps, quelque chose se fissure doucement. Je continue à fonctionner, mais je sens que je m’éloigne de moi-même. Comme si une partie essentielle de mon être s’éteignait sans bruit.

Et puis le corps commence à parler.

Gastrites. Pyélonéphrites. Hypertension. Suspicion de maladie neurologique. Fatigue extrême. Douleurs. Hospitalisations.

Et surtout une incompréhension totale.

Parce que sur le papier, tout est “correct”. Je fais du sport. Je fais attention à mon alimentation. Je n’ai pas d’hérédité évidente. Et pourtant, le corps s’effondre.

Alors une faille s’ouvre.

Et avec elle, des questions très profondes, très humaines :

Qu’est-ce que je fais de mal ?
Pourquoi mon corps me lâche ?
Est-ce que je suis quelqu’un de mauvais ?
Est-ce que je mérite ce que je vis ?

Ce ne sont pas de simples pensées. Ce sont des tentatives de survivre intérieurement à quelque chose d’incompréhensible.

Dans cet épuisement, une première ouverture apparaît : la micronutrition.

La micronutrition, c’est une manière de soutenir le corps en lui apportant ce dont il peut manquer au niveau très fin : vitamines, minéraux, oligo-éléments. L’idée est simple : parfois, un corps fatigué n’a pas besoin de plus d’effort, mais de plus de ressources pour fonctionner correctement. C’est un premier pas vers une autre lecture du vivant : le corps n’est pas contre moi, il est en déséquilibre.

Et quelque chose s’éclaircit doucement.

Je commence à comprendre que le corps ne s’oppose pas… il parle.

À partir de là, tout change.

Je découvre la naturopathie et débute un cursus de deux années. C’est une approche qui considère que le corps possède une intelligence naturelle d’équilibre. Plutôt que de lutter contre les symptômes, elle cherche à comprendre ce qui déséquilibre le système global : alimentation, stress, rythme de vie, énergie, émotions. Le corps n’est plus une machine à réparer, mais un organisme vivant à accompagner.

Je choisi lors de mon cursus en naturopathie, de pratiquer la réflexologie plantaire , une évidence.

Une méthode où les pieds deviennent une carte du corps. En stimulant certaines zones, on vient soutenir des fonctions internes. C’est une manière très concrète de dialoguer avec le corps sans passer par les mots, uniquement par le toucher et la réponse du système nerveux.

Les élixirs floraux apparaissent également sur mon chemin. Ce sont des préparations issues de fleurs, qui accompagnent les états émotionnels. Ils ne “traitent” pas un organe, mais soutiennent des vécus intérieurs comme la peur, le découragement, la surcharge émotionnelle ou le manque de confiance. C’est une manière douce d’accompagner ce qui ne se voit pas mais qui agit profondément.

Puis, l’expérience m’amène à comprendre, à observer que le symptôme n’est plus seulement physique : il devient porteur d’un message émotionnel. Le corps exprime parfois ce que la conscience n’a pas pu dire ou intégrer. Une douleur, une inflammation, une fatigue peuvent être vues comme une tentative du corps de dire quelque chose de vécu mais non exprimé. Le corps devient un messager avec son propre language.

Puis, quand tu t’autorises à vivre plus intensément, les rencontres sur le chemin arrivent.

La rencontre avec Grand Ours Chaman a ouvert la porte  à un monde plus grand, celui chamanisme. Une voie de réalisation du Soi qui élargit encore la perception du monde. Il propose une vision où tout est vivant.

Les plantes, les éléments, les lieux, les cycles naturels. L’être humain n’est pas séparé de la nature, il en fait partie. C’est une manière d’écouter autrement : avec le ressenti, l’intuition, le lien symbolique au vivant.

Et puis il y a ce moment particulier. Une renaissance

Le 31 juillet 2024.

La montée de Kundalini.

La Kundalini est décrite comme une énergie vitale profonde qui, lorsqu’elle s’active fortement, peut transformer la perception du corps et de la conscience.

Pour moi, cette période est vécue comme une intensification intérieure très forte, presque impossible à mettre en mots.

Le corps devient plus sensible, la réalité semble plus vibrante, plus inter-connectée.

Autour de ce moment, une semaine entière devient particulière : des rencontres inattendues mais étrangement familières, des synchronicités, des sensations de lien invisible entre les événements.

Comme si quelque chose en moi et autour de moi se réorganisait.

Enfin, l’astrologie entre dans mon chemin. Loin d’une croyance figée, elle devient un langage symbolique pour comprendre les énergies qui nous sont transmises à la naissance et qui dessinerons les défis et expériences sur le chemin.

Elle permet de lire les périodes de transformation, les tensions ou expansion, comme des mouvements naturels du vivant.

Aujourd’hui, tout ce parcours forme une cohérence.

Ce que je transmets est une approche globale de l’être humain : le corps, les émotions, l’énergie, la conscience et la nature ne sont pas séparés, mais intimement liés.

Mon accompagnement invite à revenir à cela : écouter ce que le corps dit, reconnaître ce que les émotions révèlent, et retrouver un lien plus profond avec soi-même et avec le vivant.

Parce que, derrière tout ce chemin, il y a peut-être une seule chose :
apprendre à entendre ce qui, en nous, n’a jamais cessé de parler

" Un guérisseur ne te soigne pas, il éveille en toi ta propre conscience pour que tu te soignes toi même."